La Centrafrique émerge de nouveau à travers les instabilités

La Centrafrique émerge de nouveau à travers les instabilités

La Centrafrique a reçu plus de 34 millions de dollars. C’est un nouveau décaissement du Fonds monétaire international (FMI) pour le gouvernement. Ce dernier a annoncé, le 13 janvier, avoir obtenu l’aide suite à l’accord de facilité élargi de crédit conclu le 20 décembre 2019 pour un montant total d’environ 115,1 millions de dollars sur trois ans. Cet accord vise, d’une part, à promouvoir la stabilité macroéconomique du pays et de renforcer les capacités de son administration et d’autre part, à préserver la gouvernance et le climat des affaires ainsi que les besoins incessants de financement de la balance de paiements.

Les longues périodes de fluctuations marquées par les guerres civiles et les multiples coups d’Etats paralysent surtout l’économie du pays. Pourtant, il a eu une réponse favorable à sa demande auprès du FMI. Cette décision prouve qu’il est satisfait de l’assainissement des finances publiques du pays selon le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

            Réforme économique : nouvelle action vers le développement

Le Conseil d’administration issu du décaissement était dirigé par le directeur général adjoint et président par intérim du Fonds, Mitsuhiro Furusawa. Il a remarqué que les autorités centrafricaines utilisent les financements d’urgence des donateurs de manière efficace et transparente pour lutter contre la pandémie. Elles identifient les ménages les plus touchés et distribuent ces aides aux plus vulnérables afin d’atténuer son impact sur eux.

« Pour l’avenir, les autorités poursuivront leurs efforts pour soutenir la reprise économique et réduire la pauvreté, en donnant la priorité aux dépenses sociales, à l’amélioration de la mobilisation des recettes intérieures, à la consolidation du compte unique du Trésor et au renforcement de la supervision du secteur public. Elles mettront également en œuvre des réformes visant à renforcer la gouvernance et le climat des affaires, notamment par la présentation au parlement d’une nouvelle loi anti-corruption et la publication des marchés publics », poursuit le dirigeant.

Les voies de communications : blocage de l’arrivée du soutien économique

Les rebelles, qui menacent depuis décembre de faire tomber le gouvernement, paralysent le pays économiquement et financièrement en bloquant les principaux axes de communication, notamment la route qui mène à la frontière avec le Cameroun, principale voie de ravitaillement et de financement de la Centrafrique. Le pays fait face à une guerre qui étouffe leur économie.

Henri-Marie Dondra, a déclaré que ce financement est une bouffée d’oxygène pour le pays. En effet, l’économie du pays est fondée sur un secteur moderne comme la mine, l’industrie et quelques services.On constate également un accroissement constant du secteur informel. À part les organismes internationaux, les investisseurs peuvent aussi investir sur les potentiels du pays afin de le faire sortir de l’étouffement économique.

MamP’s

© Crédits Photos : Le potentiel centrafricain

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